4. Que peut l’histoire face à la crise écologique ?

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Cette table ronde réunit Christophe Bonneuil, directeur de recherches au CNRS (CRH-EHESS), Jean-Baptiste Fressoz, chargé de recherches au CNRS (CRH-EHESS), Louise Gentil, maîtresse de conférences en histoire médiévale à l’université de Montpellier, et Sophie Wahnich, directrice de recherches au CNRS (Pacte). Les échanges sont modérés par Laurent Colantonio, professeur d’histoire contemporaine à l’Université du Québec à Montréal.

Les discussions s’inscrivent dans une réflexion critique sur la manière dont les enjeux environnementaux ont été construits, interprétés et parfois déformés dans le discours public, y compris par le champ académique. Elles interrogent la responsabilité des historiennes et historiens face à l’urgence climatique actuelle, ainsi que leur capacité à intervenir dans l’espace public pour opposer un savoir scientifique rigoureux aux discours négationnistes ou complotistes.

Si le discours qui entoure les questions environnementales a toujours été beaucoup falsifié, il l’est encore plus actuellement du fait de l’urgence climatique. L’histoire scientifique a sa part de responsabilité : dans les années 1970, une majorité d’historiens a minimisé l’impact des gaz à effet de serre sur l’environnement. La difficulté qui se pose aux historiennes et historiens dans ce domaine particulier tient à la rareté persistante de spécialistes capables de porter un discours scientifique face aux négationnistes et aux complotistes dans les médias. Or face à l’éco-anxiété qui accompagne les évocations de la désindustrialisation, l’une des priorités consiste par exemple à rappeler que dans le passé, certaines sociétés fonctionnaient parfaitement avant la révolution industrielle.

Mots clés : crise ecologique histoire journalisme politique reseaux sociaux

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