La cour des souverains carolingiens a brillé par son amour des arts et de l’Antiquité gréco-romaine comme l'explique Anne-Orange Poilpré, Professeure à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, lors d'une conférence au Musée de Cluny.
Inspirée par Rome et Byzance, cette esthétique se veut en effet, l’étendard d’un âge nouveau. Cette mémoire du passé est mise au service d’un projet politique façonné conjointement par le pouvoir temporel et l’autorité ecclésiale. Si l’Antiquité n’a jamais disparu de la culture médiévale, elle se fait ici l’instrument d’un discours et d’un mécénat artistique cherchant à promouvoir une conception impériale et chrétienne du monde. Les commanditaires eux-mêmes, en soutenant et en orientant la création artistique, expriment leur adhésion à cette vision.
Infos
- Lydie Rollin-Jenouvrier (lyrollin)
- 4 septembre 2026 14:50
- Conférence / colloque / séminaire
- Français