UFR 09 - Ecole d'Histoire de la Sorbonne

Faire face à l'instrumentalisation de l'histoire. Le CVUH, 20 ans d'engagement

Fondé le 17 juin 2005 par les historiens Gérard Noiriel, Michèle Riot-Sarcey et Nicolas Offenstadt, le Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) s’est engagé contre l’instrumentalisation de l’histoire dans un contexte de forte demande sociale et politique, marqué par la multiplication des usages idéologiques. Dans un manifeste, le CVUH affirme notamment que la recherche historique et la mémoire collective « ne peuvent pas être confondues ». Il refuse ainsi l’instrumentalisation du passé et appelle à une action collective pour contrer « l’information-spectacle ». Il met également l’accent sur deux domaines prioritaires : l’enseignement de l’histoire et ses usages dans l’espace public. Pour son vingtième anniversaire, le CVUH organise les 3 et 4 octobre 2025, un colloque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne intitulé "Faire face aux instrumentalisation de l'Histoire. Le CVUH, 20 ans d'engagement". Il vous propose d’analyser, en France et à l’international, les enjeux et dynamiques de ces dernières années : pratiques d’enseignement de l'école primaire à l’université, usages dans l'espace public, falsifications et usages politiques, etc.

Licence Creative Commons 2. La réécriture de l’histoire au service des enjeux politiques

14 octobre 2025
Durée : 01:38:59
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Cette table ronde, animée par Sylvie Aprile, professeure d’histoire contemporaine à l’université de Lille, réunit Eric Aunoble, chargé d’enseignement à l’université de Genève, Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure d’histoire contemporaine émérite à l’université Paris-Cité, Christian Delacroix, professeur d’histoire contemporaine à l’université Gustave Eiffel, Marie Holzman, historienne et journaliste, et Olivier Le Trocquer, professeur d’histoire-géographie.

Elle propose une réflexion collective sur les usages politiques de l’histoire par les États. En effet, comment les États utilisent l’histoire à des fins politiques ? À travers des exemples venant de Chine, où le régime impose une histoire officielle, d’Afrique, où le détachement de l’histoire jadis imposée par les États coloniaux n’empêche pas de nouvelles formes d’instrumentalisations, ainsi que de la Russie, où le passé est mis au service de la propagande de guerre. Partout, l’histoire impériale semble revenir sous de nouvelles formes. Ni la France, ni les démocraties libérales ne sont à l’abri des manipulations, comme le montre l’usage des politiques mémorielles ou des « lois mémorielles ». Les intervenants tentent de montrer comment l’histoire peut défendre son autonomie dans un tel contexte.

Mots clés : enjeux histoire politique reecriture

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