UFR 09 - Ecole d'Histoire de la Sorbonne

Faire face à l'instrumentalisation de l'histoire. Le CVUH, 20 ans d'engagement

Fondé le 17 juin 2005 par les historiens Gérard Noiriel, Michèle Riot-Sarcey et Nicolas Offenstadt, le Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) s’est engagé contre l’instrumentalisation de l’histoire dans un contexte de forte demande sociale et politique, marqué par la multiplication des usages idéologiques. Dans un manifeste, le CVUH affirme notamment que la recherche historique et la mémoire collective « ne peuvent pas être confondues ». Il refuse ainsi l’instrumentalisation du passé et appelle à une action collective pour contrer « l’information-spectacle ». Il met également l’accent sur deux domaines prioritaires : l’enseignement de l’histoire et ses usages dans l’espace public. Pour son vingtième anniversaire, le CVUH organise les 3 et 4 octobre 2025, un colloque à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne intitulé "Faire face aux instrumentalisation de l'Histoire. Le CVUH, 20 ans d'engagement". Il vous propose d’analyser, en France et à l’international, les enjeux et dynamiques de ces dernières années : pratiques d’enseignement de l'école primaire à l’université, usages dans l'espace public, falsifications et usages politiques, etc.

Licence Creative Commons 7. Le roman national dans les médias

15 octobre 2025
Durée : 01:28:25
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Cette table ronde réunit Florian Besson, docteur en histoire médiévale et enseignant, Aurore Chery, docteure en histoire moderne, Catherine Rideau-Kikuchi, maîtresse de conférences en histoire médiévale à l’université Paris-Saclay–Versailles–Saint-Quentin, et Christophe Naudin, professeur d’histoire-géographie. Les échanges sont modérés par Gérard Noiriel, directeur d’étude à l’EHESS.

La discussion s’inscrit dans une réflexion critique sur la production et diffusion du savoir historique. Quelles sont aujourd’hui les nouvelles formes d’un roman national que l’on présente comme figé, mais qui ne cesse de se renouveler ? Comment faire de l’histoire à l’ère des réseaux sociaux, envahis par la désinformation et les manipulations ? Quelle est la marge d’action des historiennes et des historiens dans des médias sous emprise des nouvelles puissances économiques et financières et des « historiens de garde » ? Faut-il être politiquement offensif ou, au contraire, opposer à ces manipulations la méthode historienne ? Parfois en désaccord, les intervenants lancent des pistes pour proposer une histoire plus ouverte, diverse, dans un cadre médiatique pourtant de plus en plus monopolisé par l’extrême-droite.

Mots clés : histoire medias roman

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